Etudes en cours Société d'Histoire Naturelle l'Herminier

Etudes en cours

Protocole Ti’Punch ! SHNLH/PNG

Terrasse de nuitPas besoin d’un protocole pour boire un Ti’Punch me direz-vous ! Oui, mais il s’agit là de joindre l’utile à l’agréable en se réunissant autour d’un verre de Rhum le soir sur la terrasse devant sa maison pour collecter les insectes attirés par les lumières.

En effet, de très nombreuses espèces d’insectes fréquentent assidûment les terrasses le soir et sont très souvent observés sur les murs ou la table où elles font le délice des anolis. Quel meilleur moyen pour accumuler des observations originales et indispensables que de se pencher sur ces visiteurs nocturnes ? Munis de piluliers, il suffit de rester assis en dégustant un verre et d’attendre que les insectes arrivent et tournent autour des lampes ou se posent sur les murs. Ils sont alors capturés puis conservés pour une identification ultérieure.

L’intérêt majeur de ce protocole réside dans la multiplicité des sites de collecte. Répartis dans l’île, ces stations de collecte en continu sur l’année permettront de parfaire nos connaissances sur la répartition des espèces, mais également de pouvoir définir le cycle annuel des espèces et, pourquoi pas, de découvrir de nouvelles espèces.

Cette étude est menée en partenariat avec le Parc National de Guadeloupe et repose sur l’engagement des agents du PNG. Chacun peu néanmoins y participer en contactant François Meurgey Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou Guy van Laere au Parc National de Guadeloupe : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

F. Meurgey

Les Abeilles de Guadeloupe SHNLH/PNG

Financement par le Parc National de la Guadeloupe

Megachile vitraciLes Abeilles font partie des principaux insectes pollinisateurs sur la Terre et leur contribution écologique, tant au point de vue de la diversité végétale que des ressources agricoles est primordial (Asher & Buchmann 2005). Outre leur rôle écologique, les Abeilles par leur grande réactivité aux altérations environnementales, peuvent être considérées comme des indicateurs importants dans la gestion et la préservation des écosystèmes (Zayed et al. 2004 ; Zayed & Packer 2005).

Il est très surprenant que ces insectes aient été si peu étudiés par le passé en Guadeloupe et n’ont, en tout cas, pas fait l’objet de synthèses actualisées. Les données issues de la littérature sont rares, anciennes et ne mentionnent quelques espèces, bien souvent dans le cadre de listes faunistiques consacrées aux Grandes Antilles (Ashmead 1900 ; Genaro & Franz 2008) pour la Guadeloupe, les seules mentions publiées sont celles de Chalumeau & Delplanque (1977) et Gruner & Riom (1977).

Vu l’importance de ces insectes dans la pollinisation des espèces végétales, aussi bien indigène que cultivée, et la raréfaction constatée par de nombreux naturalistes depuis une dizaine d’années des abeilles dans les Antilles françaises, il est urgent de faire le point sur ce groupe d’insectes afin d’une part de déterminer avec exactitude le nombre des espèces présentes ainsi que leur caractère indigène. Plusieurs espèces ont été introduites fortuitement ou non dans les Antilles (Genaro & Franz, 2008) (Apis, Megachile, Centris) et à l’heure actuelle nous ne sommes pas en mesure de dire si ces espèces ont un impact sur les taxons indigènes (Melipona, Exomalopsis et Mesoplia). 

Cette étude prévue sur deux sessions de deux semaines chacune en 2014 à pour objectif de faire le point sur les espèces d’Apoidea présentes en Guadeloupe et d’apporter des éléments sur leur répartition, leur écologie et leur biogéographie. Un des principaux objectifs de cette étude est de documenter les espèces végétales visitées par les différentes espèces d’abeilles dans l’île. Il s’agit d’un travail long, puisque plus de 3000 espèces végétales sont recensées en Guadeloupe et pour élaborer cette liste, nous avons besoin de toutes les bonnes volontés !

Si vous êtes intéressé pour participer à cette étude par vos observations, vous pouvez contacter François Meurgey : françois.meurgey@mairie-nantes pour obtenir les informations nécessaires.

F. Meurgey

photo : Megachile vitraci, espèce endémique de Guadeloupe. Photo : Pierre et Claudine Guezennec. 

Libellules des Antilles françaises

Depuis 2000, l’étude des Odonates des Antilles françaises, initiée par Le Muséum d’Histoire Naturelle de Nantes a permis d’apporter d’importantes contributions à la biologie et à l’écologie des espèces qui peuplent ces îles, et la constitution d’une collection de référence inégalée en France. De nombreuses questions de systématique ont pu être résolues, la biologie des espèces crépusculaires mieux cernée et deux nouvelles espèces ont été décrites en 2006 et 2007.

Actuellement, 40 espèces peuplent les Antilles françaises et parmi elles, 5 sont des endémiques. Régulièrement de nouvelles espèces viennent s’ajouter à la liste, comme Hemianax ephippiger, un Anax africain qui visite régulièrement les Antilles, ou Pantala hymenaea récemment découverte en Guadeloupe et en Martinique.

En dépit de ces recherches, de nombreuses questions se posent encore, notamment sur l’écologie et la biologie de certaines espèces. Ces connaissances seront mises au service de la protection des libellules et de leurs habitats qui ont actuellement à souffrir de nombreuses atteintes.

La Société d’Histoire Naturelle L’Herminier, en collaboration avec le Muséum d’Histoire Naturelle de Nantes, engage un programme d’inventaire et d’études sur les communautés d’odonates des Antilles françaises qui permettra d’accroître nos connaissances sur ce groupe d’insectes.

Vous pouvez contribuer à l’accroissement de ces connaissances !

 

Comment participez à cette étude ?

Vous pouvez prospecter votre région à la recherche d’autres zones humides et y inventorier les espèces présentes, voire étudier en particulier une ou plusieurs espèces (exemple : espèces endémiques, espèces nocturnes ou espèces de mares ou de rivières), ou simplement collecter des exuvies. Pour cela, une fiche d’inventaire est à votre disposition. Il vous suffit de la remplir avec vos observations, puis de la retourner :

Société d’Histoire Naturelle L’Herminier,

Muséum d’Histoire Naturelle

12, rue Voltaire

44000 Nantes France

Pour plus d’informations, veuillez contacter la Société d’Histoire Naturelle L’Herminier, par email :  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

F. Meurgey

Biogéographie des Odonates des Antilles.

Toutes les îles des Grandes et Petites Antilles possèdent une faune odonatologique dont le niveau de connaissance n’est pas égal. Le but que s’est fixé la Société L’HERMINIER et le Muséum de Nantes est de mettre à niveau la connaissance pour chacune des îles afin d’élaborer une base solide de travail pour des études de biogéographie ultérieures.

Dans un premier temps, des missions annuelles de prospection sont organisées en collaboration avec des entomologistes locaux afin de réaliser l’inventaire des espèces et de clarifier la position systématique des taxons.

F. Meurgey